Lettre au groupe parlementaire

Monsieur le Président de groupe parlementaire,

L’organisation d’élections municipales,  législatives ou présidentielles mettrait le corps électoral en danger : l’isoloir est un lieu de passage et de travail sacré pour tout démocrate, mais étriqué et propice à la contagion. Il s’agit de sauver des vies en grand nombre. Mon devoir civique est :

  • comme toujours dans un audit de progrès, de diagnostiquer les erreurs commises, les risques encourus par chacun et les possibilités d’action,
  • d’en informer les présidents des groupes parlementaires qui ont un rôle fédérateur décisif à assumer en ces heures cruciales où l’unité nationale s’impose à tous.

Nous ne sommes pas en guerre et ce n’est pas la débâcle. Nous sommes dans un de ces moments décisifs où chaque mot doit être pesé.

« Confinement » n’était pas un mot adéquat. Rester chez soi n’est ni toujours suffisant, ni toujours possible.  Les familles dont un membre doit sortir par devoir ou par nécessité sont en danger si tous leurs membres ne sont pas très attentifs à respecter des règles sanitaires qui s’imposent à tous, à tout moment et en tous lieux.

Chaque déplacement doit être mûrement réfléchi, préparé et accompli, à l’aller et au retour. Les contrevenants doivent être réquisitionnés en bon ordre pour des tâches d’utilité publique rendues nécessaires par cette situation dramatique. 

Nos emplois, nos entreprises privées et publiques sont en danger. Le décret du 16 mars 2020  a placé l’économie en liberté surveillée et cause de graves distorsions de concurrence.

Une « relance », analogue à celle de 2008, accentuerait ces déséquilibres. Il faut d’abord réparer les dégâts : les pertes sèches s’accumulent dans les comptes de nos hôpitaux comme de nombre de nos organisations et nos entreprises.  Les victimes ont besoin d’aides et de subventions après cette catastrophe naturelle et non de prêts qui alourdiraient encore leurs comptes d’exploitation.

Une fois ces réparations faites, les banques auront leur rôle à jouer, car il nous faut repenser la valorisation de nos territoires métropolitains et ultramarins, l’implantation de nos activités, de nos productions et de nos consommations d’énergie et aussi les principales dépenses des ménages, tout particulièrement l’alimentation, la construction et les transports.

Dans le fascicule « Sortir du confinement en adultes », j’ai cherché à définir des modalités d’un réveil de nos activités réanimées par nos élus territoriaux, nos parlementaires et le gouvernement.

Ce  document est communiqué à la presse et en cours d’édition. Mais c’est avant tout aux parlementaires qu’il appartient d’en débattre et d’en tirer le meilleur profit dans l’intérêt général.

Je vous prie de bien vouloir recevoir, Monsieur le Président de groupe parlementaire, mes salutations citoyennes.

                                                                               Jean-Michel Coget

                                                                               Ingénieur-économiste

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